Deux choses très différentes, et c’est la première à comprendre
Cette page a été corrigée en août 2026. Elle entretenait la confusion qu’elle prétendait lever, et sur ce sujet la confusion a des conséquences concrètes.
L’allergie aux protéines de lait de vache, l’APLV. C’est une réaction du système immunitaire dirigée contre les protéines du lait. C’est l’allergie alimentaire la plus fréquente du nourrisson : elle touche environ 2 à 5 % des bébés la première année. Les signes peuvent être digestifs, mais aussi cutanés, respiratoires ou comportementaux. Bonne nouvelle : elle disparaît chez à peu près la moitié des enfants vers un an, et chez plus de trois quarts d’entre eux à trois ans.
L’intolérance au lactose. Ce n’est pas une allergie et le système immunitaire n’est pas en cause. C’est un déficit en lactase, l’enzyme qui digère le lactose, le sucre du lait. Les symptômes sont uniquement digestifs : ballonnements, gaz, maux de ventre, diarrhée.
Le point que cette page disait à l’envers. Chez un nourrisson, l’intolérance au lactose est rare avant trois ans. Elle concerne surtout le grand enfant et l’adulte. Si votre bébé de quelques mois réagit au lait, c’est vers l’APLV qu’il faut regarder en premier, et c’est un médecin qui le détermine.
Pourquoi cela compte. Confondre les deux conduit soit à retirer le lactose sans raison, soit à passer à côté d’une allergie qui demande un lait spécifique délivré sur prescription. Ne changez pas de lait de votre propre initiative.
Comment savoir si bébé est intolérant au lait de vache ?
Dès les premiers mois de sa vie, bébé doit se plier à une alimentation composée en intégralité de lait. Ce n’est que vers ses 4 à 6 mois que cette dernière commencera à varier vers des mets sucrés et salés. Mais alors que faire si son enfant s’avère être intolérant au lait de vache, soit au lactose ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir pour s’en accommoder et adapter son alimentation.
Les symptômes
Il faut être vigilant et
ne pas confondre allergie et intolérance, qui ne sont définitivement pas les mêmes choses. L’allergie est
un dérèglement du système immunitaire à certains aliments, pollens… qui arrive notamment face aux protéines de lait de vache quand l’organisme ne reconnait les reconnait pas. L’intolérance est
l’inaptitude de l’organisme à tolérer un aliment. Cela intervient très souvent avec le lait.
Dans ce cas précis, c’est un déficit en lactase, l’enzyme qui digère le lactose, le sucre du lait. Avec le temps, celle-ci diminue, ce qui fait que les adultes, plus particulièrement, ont de plus en plus de mal à digérer le lait. En revanche, il arrive que cette activité baisse plus tôt, soit chez les enfants de 2-3 ans causant de premiers troubles.
⇨ L’intolérance
Si tel est le cas, vous le saurez très vite. Bébé se plaint alors de douleurs, de ballonnements, de douleurs abdominales ou de diarrhées dans les deux heures qui suivent un biberon de lait. Ceci est dû à la fermentation à l’intérieur du tube digestif. Cette intolérance reste cependant très rare, surtout chez les nouveau-nés. Cependant elle n’est pas exclue et porte dans ce cas le nom d’
intolérance primitive au lactose.
Attention cependant, bébé peut être touché par une intolérance passagère s’il sort d’un épisode de diarrhées un peu sévère. Ici précisément, c’est la réaction du tube digestif mis à mal durant quelques jours et qui reprend peu à peu son activité enzymatique. Il est bien évidemment conseillé de surveiller, au cas où, mais on rappelle que
l’intolérance primitive au lactose chez le nourrisson reste extrêmement rare.
⇨ L’allergie
L’allergie est, elle, beaucoup moins rare et touche environ 4 % des bébés dès les premiers mois de leur vie. Pour reconnaitre l’allergie au lait, il y a divers symptômes similaires à l’intolérance. Des douleurs à l’abdomen, des diarrhées, le ventre gonflé, mais aussi des gaz, des éruptions cutanées, une respiration difficile, des vomissements en jet ou encore des gonflements sur les zones du visage. S’il est également très irritable et pleure souvent, alors tous les symptômes concordent.
Dans ce cas, il est très conseillé de
consulter un médecin afin qu’il vous propose un diagnostic, et voie avec vous comment adapter son alimentation. En revanche, le point rassurant c’est que
l’allergie disparait vers 3 ou 4 ans. Tous les enfants étant différents, cela peut durer un peu plus longtemps également. Cependant, si votre bébé additionne les allergies, alors il est fort probable qu’il reste allergique à vie aux protéines de lait.
Comment la traiter ?
L’allergie et l’intolérance peuvent être traitées à l’aide d’
un lait hypoallergène qui contient des protéines de lait de vache fragmentées. Soit un lait pauvre en lactose, mais qui contient tous les nutriments nécessaires à sa croissance. Si vous allaitez, veillez alors à ne pas vous nourrir d’aliments qui contiennent du lait afin de ne pas le transmettre à votre petit. Une recommandation à suivre également si vous pratiquez l’
allaitement mixte.
L’allaitement reste le meilleur moyen de prévenir les allergies au lactose, car
le lait maternel contient des anticorps. Les seules protéines non allergiques sont apparemment celles qui proviennent de la maman. Si bébé commence à manger solide, dans ce cas déléguez l’apport en calcium avec d’autres produits laitiers plus faciles à digérer, comme le fromage à pâte dure.
Si les allergies persistent, veillez à consulter à nouveau votre pédiatre. Lui seul pourra prescrire de nouveaux tests et vous proposer l’alternative idéale pour maintenir votre petit en bonne santé. Généralement,
d’autres laits aux compositions plus poussées sont prescrits comme des laits dits à hydrolyse poussée. Le médecin peut également mettre en place un régime d’éviction afin de tester les réactions de petit.
Sources :
https://www.parents.fr/bebe/sante/votre-enfant-souffre-dune-intolerance-au-lactose-60938
https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/alimentation/fiche.aspx?doc=allergie-lait
https://www.parents.fr/bebe/alimentation/que-faire-en-cas-dallergie-au-lait-chez-le-bebe-78856