Chambre bébé

Comment différencier cauchemar et terreur nocturne?

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Lorsque vous devenez parent, l’une des préoccupations premières est d’aménager la chambre du bébé pour la rendre la plus accueillante possible. Cette manie a plusieurs fins parmi lesquelles, celui de permettre à l’enfant de dormir facilement et limiter au maximum les troubles du sommeil. Cependant, il peut arriver que votre trésor qui jusque-là passait ses nuits sereinement commence à pleurer en plein sommeil, laissant ses parents totalement perdus. Terreur nocturne ou simple Cauchemar ? Difficile pour ces derniers, d’identifier la cause de ces agitations. Qu’est-ce qu’un cauchemar chez l’enfant, qu’entend-on par terreur nocturne ? Comment faire la différence entre les deux troubles ?

Les cauchemars chez l’enfant : de quoi s’agit-il ?

Communément appelés mauvais rêves, les cauchemars surviennent lorsque l’enfant est en phase de sommeil paradoxal. Cela veut signifier qu’il n’est pas endormi profondément. C’est ce phénomène qui justifie le fait qu’il soit parfois en mesure de se souvenir de son rêve. Le plus souvent, les cauchemars apparaissent pendant les heures qui précèdent le réveil ou pendant que l’enfant fait ses siestes. Le trouble advient chez les petits dès qu’ils ont franchi leur 2e année et se répètent pendant les 10 premières années de leurs vies. Une fois passé cet âge, il devient moins fréquent.

Le cauchemar peut être lié au fait que le système psychique de l’enfant ne soit pas arrivé à maturation. Ainsi, ne pouvant pas très bien compartimenter les évènements vécus en cours de journée, certaines scènes lui reviennent pendant le sommeil. Cela réactive son horloge interne, de même que son cerveau et peut donner lieu à des frayeurs. C’est particulièrement le cas lorsque votre petit ange fait ses premiers pas dans le monde, loin de la bulle familiale. L’entrée en crèche ou à la maternelle constitue des changements considérables pour lui.

Généralement, ces moments peuvent être accompagnés d’angoisses, lesquelles se manifestent pendant la nuit. Votre enfant se mettra alors à crier, ou à pleurer et aura besoin d’être rassuré. Ces crises sont normales et il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Les terreurs nocturnes : qu’est-ce que c’est ?

Dans la précédente section, il a été mentionné que le cauchemar est une manifestation de l’anxiété chez l’enfant. Toutefois, ce qui parait anodin peut prendre des proportions surréalistes dans l’esprit de ce dernier : ce sont des terreurs nocturnes. Même s’il est courant de constater leurs apparitions chez les enfants à partir de 18 mois, il peut arriver qu’elles surgissent plus tôt. Elles peuvent se manifester différemment chez chaque gamin et à divers moments. La peur de rejoindre sa chambre, la crainte de fermer les yeux en sont des signes, avant-coureurs.

Cependant, et ceci dans la plupart des cas, ce trouble du sommeil survient pendant que l’enfant dort profondément. Ici, le sentiment d’angoisses est plus prononcé et peut donner lieu à de sérieuses crises d’effroi. Lorsque votre trésor se réveille, il est généralement incapable de dire ce qui l’a mis dans un tel état de panique. Les causes cachées derrière ces agitations sont innombrables. Elles peuvent être liées à un stress subit pendant la journée, à une maladie ou un être de nature plus spécifique. Dans ce cas, il faudra guetter tout changement survenu dans la vie de votre petit depuis le début de ses épisodes.

Cauchemar et terreur nocturne : comment identifier le trouble dont souffre votre enfant ?

Les deux perturbations sont souvent confondues. Toutefois, les différences majeures entre elles résident au niveau de l’intensité avec laquelle chacune se manifeste.

Comportement de l’enfant pendant le cauchemar

Il se réveille terrorisé pendant son sommeil, il hurle. Les moins braves quittent parfois leur chambre et courent pour rejoindre celle des parents, mais les autres ont peur de quitter le lit. Des images de ses visions lui reviennent. Il est en alerte et éprouve des difficultés à se rendormir, malgré les câlins et la voix rassurante des parents. Éveillé, il commence à craindre l’obscurité et vous demandera de laisser les lampes allumées. Généralement lorsqu’il parvient à retrouver le sommeil, il y a de grandes chances que le reste de la nuit se poursuive au calme.

Comportement de l’enfant lors des terreurs nocturnes

Alors que l’intervention des parents tendra à apaiser l’enfant dans le premier cas, ce contact sera ici un facteur qui intensifie ses frayeurs. Parfois, il éprouvera du mal à s’extirper du sommeil et se débattra pour y arriver. Quand il s’éveillera, ses pupilles seront dilatées, il sera en sueur et essayera de fuir un danger qu’il se sera imaginé. N’ayant pas conscience de ses parents, si ceux-ci essayent de le retenir, il peut tenter de réagir violemment pour s’échapper. Ces cas sont toutefois rares et les crises ne durent habituellement que quelques minutes.