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Sucreries et bonbons Douceur pour le palais et pour le coeur, les bonbons et les sucreries sont à consommer avec parcimonie. Avec le Dr Ethevenaux, nutritionniste et coordinatrice et Florence Martinez, diététicienne (réseau RÉPOP).
Tous les enfants aiment ce qui est sucré : bonbons, gâteaux, boissons sucrées, ketchup… et biologiquement, cela s’explique.
Parmi les 4 saveurs primaires que l’on retrouve dans l’alimentation (sucré, salé, amer et acide), le sucré est une saveur innée chez l’enfant. Particulièrement doux et agréable pour le palais, le sucré rappelle à l’enfant le goût du lait maternel, naturellement sucré. C’est surtout pour cette raison que les enfants attribuent une charge affective au sucre. « Le sucre a, pour l’enfant, un côté rassurant et réconfortant, qu’il associe à un moment de plaisir », explique le Dr Ethevenaux.
Des sucres trop rapides Dans les bonbons, on trouve des sucres rapides qui, comme leur nom l’indique sont absorbés rapidement par l’organisme. Afin de réguler les envies de sucre des petits, il est conseillé de leur proposer à chaque repas de la journée des sucres lents sous forme de féculents : par exemple, au petit déjeuner ou au goûter, quelques tranches de pain qui, contrairement aux céréales grasses et sucrées, permettent de « tenir » jusqu’au prochain repas.
En prévention, lors de la diversification alimentaire, il est d’ailleurs recommandé de ne pas sucrer les aliments du bébé (laitages, compotes...), sans quoi l’enfant sera conforté dans son attirance pour les produits sucrés, et sera moins attiré vers les autres saveurs.
Une douceur sans risque ? Il ne faut pas oublier que les bonbons et sucreries comportent quelques risques pour l’enfant. À court terme, les premières conséquences de la consommation de sucreries sont les caries et les troubles intestinaux, comme la constipation et les flatulences. Aussi, dans les bonbons industriels, les colorants et autres composants de synthèse peuvent entraîner des troubles du comportement avec apparition d’hyperactivité chez certains enfants. À long terme, l’enfant risque de développer une obésité, une insuffisance rénale, un diabète et des troubles cardiovasculaires.
Savoir être raisonnable Le compromis idéal est de réserver les sucreries et bonbons pour des moments festifs de la vie de famille : le week-end ou lors d’un événement particulier : anniversaires, fêtes... « Il est préférable d’éviter de récompenser ou de consoler un enfant par le sucre, car à l’âge adulte cela pourrait induire un comportement compulsif en cas de contrariété, ajoute le Dr Ethevenaux. Un livre, une sortie, un moment de partage seront tout aussi agréables. »
La clé pour ne pas « se faire harceler » par son enfant est de ne pas garder de bonbons dans les placards, car cela suscite le désir. Il en est de même pour les boissons sucrées (sirop, jus de fruits, soda), barres chocolatées et glaces industrielles (celles- ci ont une teneur en sucre et en gras très importante).
V. L.
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